Aire de Frontonnais
Une aire d’autoroute… pas tout à fait comme les autres
On connaît tous les aires d’autoroute. On s’arrête, on prend un café, on mange, on fait une pause… et on reprend la route. Mais à l’Aire du Frontonnais, près de Toulouse, l’idée était justement de faire autrement.
Imaginé par l’Agence BABEL, le lieu nous plonge dans un univers inspiré du voyage et du mouvement, où restauration, détente, services et animations se côtoient dans un décor qui ne ressemble pas vraiment à celui d’une aire d’autoroute classique. Un univers qu’il a ensuite fallu faire sortir des plans.
Et c’est là que Lorenzoni entre en scène.
Des idées… à fabriquer
Un ballon monumental, un wagon, un container, des avions en origami, des trottinettes suspendues… Sur le papier, tout est possible.
En atelier, il faut trouver comment le fabriquer.
Structures, matériaux, assemblages, fixations, éclairage, intégration des enseignes… chaque élément a demandé une réponse différente. Avec une contrainte commune : tout devait être solide, durable, démontable et adapté à un lieu très fréquenté, ouvert 7 jours sur 7. Sans oublier les normes, les délais et les contraintes de pose.
Bref, pas vraiment le projet où l’on sort quelque chose de tout fait d’un catalogue.

Un ballon qui ne passe pas inaperçu
Difficile de le manquer. Avec ses 6 à 8 mètres de hauteur, le Ballon est l’une des pièces emblématiques de l’Aire du Frontonnais.
Pour lui donner vie, nos équipes ont notamment travaillé sur son ossature métallique, ses habillages, sa toile imprimée, ses arceaux et l’intégration de son éclairage.
Et il y a les détails que l’on ne soupçonne pas forcément une fois le projet terminé.
Comme le logo, par exemple, qui a dû être travaillé en anamorphose pour apparaître droit sur la forme évasée du ballon.
Un petit détail sur le papier. Un peu moins à l’atelier.



Un Container… qui n’en est pas vraiment un
À quelques mètres de là, changement d’ambiance. On pourrait croire qu’un véritable container a été installé au milieu de l’aire.
Mais celui-ci a lui aussi été fabriqué sur mesure.
Armature en aluminium, bardage acier thermolaqué, ouvertures, volets sur vérins, affichages intégrés… jusqu’aux systèmes de fermeture, spécialement fabriqués pour retrouver l’esthétique d’un vrai container.
Là encore, une grande partie du travail a été réalisée en amont dans nos ateliers pour limiter le temps d’intervention sur place.



Prochain arrêt : le Wagon
Autre élément phare : le Wagon.
Et là encore, il ne suffisait évidemment pas de lui donner l’apparence d’un train.
Il a fallu fabriquer une véritable structure métallique sur mesure, puis intégrer le toit courbe, les bardages, les volets, les ouvrants sur vérins, la porte coulissante et les différentes enseignes.
Un ensemble composé de nombreux éléments, qui a d’abord été monté à blanc dans nos ateliers avant de rejoindre le site.
Histoire de vérifier que tout trouve bien sa place avant le grand départ.




Et même les avions sont passés par l’atelier
Dans l’espace Origami, une nuée d’avions blancs semble traverser le plafond.
Pour obtenir cet effet, les avions ont été fabriqués en aluminium plié, suffisamment léger pour conserver cette impression aérienne, mais suffisamment rigide pour garder leur forme.
Découpe, pliage, suspension, réglage des hauteurs… chacun a ensuite trouvé sa place pour former cet ensemble en mouvement.
Et ailleurs, ce sont de véritables trottinettes qui se retrouvent suspendues, fixées sur une structure métallique spécialement conçue pour le projet.



Beaucoup de fabrication derrière le décor
C’est sans doute ce qu’on voit le moins une fois l’Aire du Frontonnais terminée.
Derrière les couleurs, les volumes et tous ces éléments qui attirent le regard, il y a eu des plans, des essais, de la découpe, du pliage, de la soudure, de l’impression, de l’assemblage, des montages à blanc… et quelques ajustements.
Avec en plus une petite particularité : malgré la taille de certaines réalisations, les éléments devaient pouvoir être acheminés sur un site dont l’accès était limité à un passage de 2,20 × 2,20 m.
De quoi occuper un peu nos bureaux d’études et nos ateliers.
Et au bout de la route… de l’or 🏆
Aujourd’hui, ce projet nous vaut une très belle récompense : le Trophée d’Or aux ICONA, dans la catégorie Signalétique – Création externe. Une belle reconnaissance pour ce projet et pour toutes les équipes qui ont participé à sa fabrication et à son installation.
Un grand merci à Christian de Bergh, à l’Agence BABEL, à La Conciergerie de l’Architecture et à notre client Aréas pour leur confiance et cette belle collaboration.
Et parce qu’on aime particulièrement les projets qui nous font sortir des sentiers battus… Celui-ci nous aura vraiment fait voyager.

Dans les coulisses des ICONA avec Léa
Léa était aux ICONA pour la remise des prix. Petit retour avec elle sur cette journée qui s’est plutôt bien terminée pour Lorenzoni !
"Au-delà de la joie de voir le travail de notre équipe valorisé et récompensé, j’ai été particulièrement touchée par la cohésion et la bienveillance qui réunissaient les différents lauréats.
Même dans un contexte économique parfois plus tendu, cette cérémonie nous rappelle que nous sommes avant tout des confrères, animés par la même passion, plutôt que de simples concurrents.
Continuons à mettre en lumière toute la richesse de nos métiers et la diversité de nos savoir-faire.
Car ce sont aussi des événements comme celui-ci qui nous rappellent que l’artisanat est un art… et que nous en sommes, chacun à notre manière, les artistes. Bravo à tous les lauréats !"









